5 Châteaux du bordelais 1986
La suite :
Les 1986:
Château Lascombes, Margaux :
Robe : Encore grenat, commence à tuiler.
Nez : Volatile, il présente toutefois des notes de fruits rouges avec un coté légèrement confituré.
Bouche : De la matière, encore tannique et acide, il reste cependant assez linéaire, avec une attaque un peu sucrée. De la mélasse, du réglisse, moyennement corsé, il manque, je trouve, d’élégance. Un goût su la colle blanche est très déplaisant.
Clos René, Pomerol :
R : tuilée.
N : Volatile également, linéaire voir même austère. Un coté végétal de sous bois que je trouve peu engageant.
B : Austère, très tannique et très acide mais sans matière, sans goût, sans émotion.
Les Ormes de Pez, Saint Estephe :
R : Plus soutenue que les précédents.
N : Simple et linéaire, il ne s’ouvre pas mieux que les précédents. Mais, avec un peu d’aération, il se déploie sur les fruits rouges (cassis, mûres, framboises, myrtilles, amarena) avec un côté minéral (silex, pierre à fusil). Il en devient très plaisant.
B : Bien équilibré avec encore des tannins fermes mais soyeux, bien intégrés. Du fruit, la figue notamment, avec un coté un peu confit, l’amarena en final.
Gras, on sent qu’il en a encore sous la pédale, c’est bien, voir même très bien !
La Gaffelière, Saint Emilion :
R : Tuilée
N : Un côté végétal dérangeant, tirant sur le poivron, l’herbe coupée. Je n’en suis pas fan. Un côté médicinal là aussi. Ca s’ouvre progressivement, mais sans réellement me transcender.
B : Enorme de matière, ample et corsé, une grosse acidité, des tannins bien présents. Le côté variétal du merlot est très prononcé. C’est bien mais je ne suis pas enchanté.
Montrose, Saint Estephe :
R : Grenat, commence à tuiler.
N : Très expressif, le coté variétal du cabernet sauvignon est évident. En ouverture, c’est peu plaisant, il lui faut de l’aération, je la lui fournis, et là ça donne ! Du fruit, cerise, fraise, fruits rouges des bois, du minéral, du chocolat, du moka, du caramel. Ca se complexifie à fur et à mesure.
B : Ample, bien équilibré, long, dense. C’est bien fait ! La structure est précise, le gras est enrobant, un goût typique des bons bordeaux ! Très bien.
Mon choix : Montrose, devant les Ormes de Pez qui m’a beaucoup étonné, car c’est encore un château abordable. J’avais bien aimé le 2001, cela me rassure sur le temps de garde de cette maison.